À la fin du noviciat, un vote de la communauté éducative détermine si le novice est en mesure de s’engager dans l’Ordre du Carmel. Cela s’appelle faire profession. C’est le Père Provincial qui admet le novice à faire profession avec le consentement de la communauté éducative. Les constitutions précisent : « La profession temporaire sera émise pour une durée qui ne sera pas inférieure à trois ans, ni supérieure à six ans ». Ces dispositions canoniques (lois de l’Église et Constitutions), indépendamment de leur nécessité, attestent que le frère novice a reçu les éléments fondamentaux à même de l’insérer dans la vie de l’Ordre.
Cette décision confirme également que, dans le cadre du noviciat, le frère a reçu effectivement une formation spirituelle suffisante le rendant apte à poursuivre l’aventure carmélitaine durant les années de profession temporaire. Par cette première profession, le frère s’engage ainsi à vivre les vœux de chasteté, pauvreté et obéissance durant trois ans. Il renouvellera ses voeux ensuite pendant deux ans. Ainsi le temps des voeux temporaires dure habituellement cinq ans.
Lors de ses premiers vœux, le nouveau profès reçoit un crucifix qu’il portera sur son cœur, et le livre des Constitutions de l’Ordre : il est appelé à vivre l’union au Christ, pour le service de l’Église, dans la vocation spécifique de l’Ordre des Carmes Déchaux. Il rejoint ensuite le couvent du Studentat, où il approfondira sa formation et son engagement dans la vie religieuse avec l’aide de nouvelles expériences (études, apostolats, responsabilités) avant d’envisager peut-être l’engagement perpétuel par la profession solennelle.




