Solitaire et en communauté

Sainte Thérèse d’Avila n’a pas voulu que cette recherche de Dieu se fasse de façon individualiste. Elle a voulu faire de ses « colombiers de la Vierge » des communautés rayonnant l’amour fraternel à travers le quotidien des journées, les limites et fragilités de chacun. Ce ne sont pas des communautés idéales mais des communautés qui rayonnent la joie de frères rassemblés par le Christ autour de sa Parole.

Fraternité - Carmes de Paris (MDB)La vie fraternelle constitue un élément essentiel sur le chemin de l’union à Dieu, car amour de Dieu et amour du frère sont inséparables. Elle est le signe de cette Présence du Christ qui rassemble des frères qui ne se sont pas choisis mais qui ont été appelés par le Seigneur. Après le temps de la formation, le religieux carme est envoyé dans un des couvents de la Province. Cela suppose une disponibilité aux appels de l’Esprit Saint. La réponse à ces appels s’incarne dans un réel dialogue avec les frères en responsabilité : il s’agit, concrètement, d’avancer, d’oser s’aventurer avec et au milieu de ses frères avec un cœur libre et généreux.

Quand bien même le frère carme vit des temps de ressourcement et de solitude (retraiteLisieux 09 (14) spirituelle), son quotidien se passe habituellement en communauté. « La colonie d’ermites » des origines vit désormais dans un même espace, le couvent ; la cellule reste le signe du retrait et « du désert » mais les frères se retrouvent régulièrement au cours de la journée : pour vivre l’oraison silencieuse, pour célébrer la liturgie de Heures et l’Eucharistie, pour prendre les repas, pour la vie apostolique (vécue individuellement, avec d’autres frères ou l’ensemble de la communauté), pour les temps de récréations et de détente (véritable lieux de ressourcement du cœur en compagnie de ses frères).

Suite du parcours: L’oraison au Carmel thérésien